Confinés mais Inspirés

Lettres de l’intérieur

Attestation de déplacement dérogatoire virtuelle.

Bonjour mes gens,

A trois jours du printemps, le soleil brille à Lille. Bonne affaire !

Je suis un peu vieille, cabossée. Le nez à ma fenêtre, je souris. Un pigeon trottine sur le trottoir, sans son attestation de déplacement dérogatoire. C’est normal : c’est un pigeon.

De quoi s’agit-il ? Ma situation, comme celle de millions de gens dans ce pays est inédite ; elle s’appelle le confinement. Ou en bref : rester chez soi, afin de ne pas trimbaler l’affreux virus émergeant, le filer aux autres, se retrouver en réa et peut-être mort en fin de parcours. Ce serait c.. !

Donc ça calme.

Et même âgée cabossée, je tiens à la vie… et à celle des autres. Par pur égoïsme, on est bien tout seul mais les autres, bons ou mauvais, cela distrait.

Chaque jour, je vous écrirai un petit mot.

Un jour après l’autre !

Bon confinement mes gens.

Paulette.

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Bonjour mes gens,

Je me lève toujours à la même heure, de bon matin.

Aujourd’hui, je grogne un peu : exit le pain frais du petit déj. Deux biscottes prennent sa place. Je suis d’accord avec vous, pas de drame.

Rassérénée donc, je m’exerce à la marche, des tours d’appartement, avec des obstacles (tables, chaises, fauteuils), toutes fenêtres ouvertes.

Ô surprise, une voisine me hèle : « Alors, on se dépense » me taquine t’elle, dans un sourire. Elle reste bien à quatre mètres. Elle aime bien les jeux gratuits sur le net, m’avoue t’elle et un croque-monsieur accompagné d’une salade de haricots verts, vont la régaler ce midi. Nous papotons.

Nous nous donnons rendez-vous, en riant, demain, à la prochaine sortie de son chien, même lieu, même heure.

Rien n’est perdu.

Bonne journée mes gens,

Paulette.

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Confiné sous ton toit

Ton corps se tient chez toi

Ton esprit reste libre

Active-le, fais-le vivre

Martine

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Bonjour merci pour ce rappel qui va nous réunir de façon très forte pour continuer à être ensemble. J’aime le cours d’écriture malgré les difficultés. Je pense qu’il faut bien se souder les coudes et multiplier les prières pour nous débarrasser de ce monstre qui n’a pas de frontière.

Rahma

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Profite de l’occasion

Sors l’imagination

Pour écrire une page

Quand l’horreur se propage

Libère l’inspiration

Pour une création

Qui t’aidera à vaincre

Et peut être à convaincre

Qui certes prouvera

Que la pensée sera

Toujours indépendante

Martine

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La lumière du cœur invincible.

Le Corona virus voulait détruire le monde de la terre mais au milieu de cette terre était enterrée tout au fond, au cœur du noyau, une fantastique et magique lumière. Une gardienne gardait la lumière du cœur invincible. Seule une jeune fille au cœur pure pouvait la prendre.

Quand le virus est arrivé sur la terre beaucoup de personnes tombaient malade. La jeune fille vit ça. Elle partit voir la gardienne. Toutes les deux descendirent dans un tunnel et arrivèrent au devant d’une porte. La gardienne dit à la jeune fille « je ne peux pas rentrer. Il faut qu’une jeune fille au cœur pur y entre». La gardienne ouvrit la porte et la jeune fille rentra dans la pièce et vit la lumière. La lumière était dans un vase de cristal en forme de cœur, très, très fragile et magnifique. La jeune fille prit le vase en cristal en forme de cœur dans ses mains et remonta avec cette lumière de mille feux.

Elle mit ce vase en plein milieu du jardin et ouvrit le vase en forme de cœur. Le virus se battait avec la lumière, la lumière traversa le très, très gros virus et le virus disparut dans l’univers.

Les gens guérissaient tous d’un seul coup grâce à la lumière.

La lumière se remit dans le vase en forme de cœur, la jeune fille le remit à sa place et referma la porte de la grotte. Les gens la remercièrent, ils était heureux de se serrer dans les bras.

Nathalie 

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Bonjour mes gens,

Passerons-nous ce printemps 2020 à l’abri dans nos foyers ?
Pendant cette retraite forcée, il nous faudra, comme le fait la nature, nous renouveler.
Ce matin, une bonne âme m’a apportée des fruits, des légumes, des œufs… des victuailles pour plusieurs jours. Un coucou, des radis, des yaourts et un sourire plus loin, je me sens requinquée.
Je me rends compte que je ne faisais plus franchement attention à tout ce « confort » dont je bénéficie. Entendez bien, pas une affaire de sous : j’en ai peu. Non, mais faire ses petites courses, discuter où et avec qui on veut, circuler librement. En être privée, met le projecteur sur les choses importantes, bonnes et utiles.
Pour l’heure, je vais siester. Le confinement a du bon. Il y a du temps à perdre et à prendre.
Tenez bon mes gens, le printemps va nous rafraîchir les idées.
Bonne fin de semaine.
Paulette.

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Bonjour mes gens,
Ai mal dormi. Deux de mes enfants font partie du personnel soignant, à l’hôpital public (dont un aux urgences). Galère.
Je m’inquiète davantage pour eux que pour moi. Ils m’ont interdit de « bouger une patte » hors de
l’appartement, depuis dix jours, au vu de mon âge et de mon état de santé.
Eux vont travailler. Ils font leur devoir. Mais, l’hôpital public c’est un grand navire qui n’en finit pas de prendre l’eau. Je le sais. Comme patiente et avec les études des enfants, je connais les coulisses. Les moyens manquent depuis des décennies : matériels, naufrage ! et humains, double naufrage !
Résultats : ils risquent leur peau… et nous aussi. Car, par exemple, il faut choisir qui réanimer. On ne peut pas réanimer tout le monde. Cela vous convient de voir mourir votre grand-mère, même si elle a 75 ans ?
Je suis inquiète.
On verra bien.
Bonne journée mes gens.
Paulette.
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Moi, dans mon dedans ;
Virus dehors nous attend.
Basta malfaisant.

Pieds de nez
De tous les confinés à
Corona : t’es mort !

Les Haïkus, ce n’est pas facile. Cependant j’espère que le message passe.
A bientôt mes gens.

Paulette.

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Confinée je suis
Confinés nous sommes
Du haut de ma fenêtre
je contemple le monde au ralenti
Du haut de mon balcon
j’interpelle le voisin installé sur le sien
pour prendre des nouvelles
lui dire qu’il n’est pas seul
Ne restons pas groupés
maintenons les distances
soyons solidaires en pensée
apprenons l’espérance
Confinée je suis
Confinés nous sommes
Laure
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Aujourd’hui, lever à huit heures, l’infirmière du labo vient dans une demi-heure faire la prise de sang de ma mère qui est confinée chez moi à cause du Covid-19 ; Habillage rapide, nous déjeunons pendant que la centenaire à jeun fait sa toilette. Il me  reste juste assez de temps pour laver dans l’évier mon pull rouge qui déteint encore après de nombreux lavages.

Le ciel est limpide, la lumière qui se reflète sur les murs blancs du jardin est éblouissante, les moineaux, les mésanges, les accenteurs mouchés se battent pour dévorer les graines du distributeur, les tourterelles plus lourdes et plus malignes récoltent celles qui tombent dans l’herbe.

Dans le grand cyprès du jardin d’à côté, celui qu’on appelle « le HLM », tant il abrite d’oiseaux, c’est la fête. Les occupants se réveillent tous en même temps et piaillent comme des volailles menacées par un renard !

Soudain nous entendons un coucou, un coucou à Lille-Sud ! Ça n’est jamais arrivé, cherche t-il un nid ? Non, pas possible, les oiseaux commencent seulement à les construire. C’est vraiment bizarre, je n’en reviens pas. De plus, c’est un migrateur qui ne revient chez nous qu’en avril, bon, avec l’hiver qu’on a eu, il est peut-être en avance de quelques jours… Il insiste, j’ai l’impression qu’il tourne autour de la maison sans s’éloigner.

Mon pull rincé est pendu, je traverse ma chambre pour regarder si ma mère est prête et j’entends en passant le réveil de mon téléphone chanter désespérément le cri du coucou !

Martine Lebecq

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Bonjour Paulette

Moi aussi, j’habite Lille-Sud, moi aussi je suis enfermée chez moi. Je suis contente de pouvoir lire tous les jours ton journal. J’espère que tes enfants qui travaillent à l’hôpital vont bien, dis-leur de ma part que c’est formidable ce qu’ils et que tout le monde les admire.

Surtout continue à envoyer ces petits mots, ils font du bien, c’est comme une fenêtre qui s’ouvre sur le monde, comme un rayon de soleil qui entre dans la maison.

Je t’envoie un grand merci emballé dans un papier doré orné d’un ruban rose.

Mauricette

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Confinement

C’est dur de rester chez moi tous les jours dans ce confinement obligatoire.

Des fois en courses, ça me manque de plus voir les gens ou de parler avec eux, ça me manque de plus travailler. Je fais des activités chez moi, je regarde la télé ou je joue sur mon portable ; des fois je m’évade dans mon imagination féerique car j’en peux plus de vivre enfermée chez moi, de regarder par la fenêtre, de voir le beau temps et des fois entendre les oiseaux siffler.

C’est le printemps les fleurs poussent, d’habitude on entend les enfants jouer, rire se promener dans les rues ou les parcs mais là c’est le désert. C’est triste de voir ça. C’est pour ça que je vais dans mon monde féerique.

Nathalie

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Lille,

A Mauricette et à tous mes gens,

Bonjour,

Quelle bonne surprise que votre réponse ! Cela fait plaisir aux enfants, comme à leurs collègues que vous les souteniez.

Surtout, enfermés, nous contribuons à leurs efforts. D’ailleurs, personne n’a envie de tomber malade et de faire un séjour (peut-être sans retour) à l’hôpital.

Mis à part quelques crétins, dans ma rue et alentours immédiats, la consigne est suivie.

Nos murs sont notre protection.

Votre grand merci emballé dans un papier doré, orné d’un ruban rose a fière allure : Noël avant l’heure ☺. Comme vous et bon nombre de confinés, je porte des lunettes roses. La vie en rose parait plus légère. Aussi je nous souhaite un confinement calme. Chaque long  jour nous rapproche de la fin de l’épidémie.

Cachons-nous, nous vaincrons !

Tous par le cœur rattachés, nous supportons l’épreuve.

Merci Mauricette, merci mes gens.

Paulette.

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Je reste chez moi

sur mon quant à soi
ne pas faire n’importe quoi
je garde mon sang froid
Il reste chez lui
et quelque fois s’ennuie
il ronge son frein
en attendant demain
Nous restons chez nous
seul ou en famille
pensons à nous faire rire
et à nous faire plaisir
chacun reste sur ses gardes
sur son lieu de travail
conscient que ce qu’il fait
est essentiel
pour ceux qui restent chez eux
Gémir ne sert à rien
gardons le moral
un jour prochain
les choses redeviendrons normales.
Laure
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1 mètre

1m
ce n’est pas 50 cm entre toi et moi
ce n’est pas 10 cm ton nez contre mon nez
1m
ne te déplaise ,c’est la distance à respecter
pour que Corona ne vienne pas nous visiter
Alors tiens la distance
peut être  qu’un jour où l’autre
qui sait toi et moi
on pourra de nouveau s’embrasser
Laure

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Bonjour mes gens,

Allez hop, pas de jérémiades ce jour, je pose mes nouveaux rideaux.

Du beau tissu d’ameublement, un coton blanc avec des rayures multicolores, j’adore. Ils tamisent la lumière juste ce qu’il faut, un vrai arc en ciel dans la pièce à vivre.

Une nappe rouge à pois blancs sur ma table en noyer datée de 1897, artisanat du faubourg Saint-Antoine à Paris ; entourez-la de 4 chaises vert prairie. Wap, un torrent de couleurs se déverse devant mes yeux éblouis.

Ma paire de rideaux provient d’un site de seconde main. Hé oui, à la page la mémé.

Soit dit en passant, de mon temps (années 50, oups), pas question de consommer, consommer, consommer à gogo, la qualité primait souvent sur la quantité.

Dans ces temps-ci, à nous de trouver un équilibre entre le trop et le trop peu. La trêve imposée des achats non essentiels nous permet d’y réfléchir.

Pour l’heure, je vais contempler mon coin repas coloré.

Bises virtuelles mes gens.

Paulette.

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Bonjour mes gens,

Je ronchonne peu ces temps-ci. Signe de quiétude, trop heureuse que mes proches aillent bien.

Nous prenons le rythme.

Lecture, écriture, musique, télé, cuisine, ménage etc. et chaque jour un petit plaisir différent.

Il faut se creuser la tête. Soudain, une loupiotte s’allume dans notre cerveau et hop une idée sympa.

Il y a aussi les choses à laisser tomber.

Je regarde, effarée, une coach sportif, ancienne miss France, qui nous a concoctés des exercices de gym ‘’spécialmaison’’. Cela fait peur. Exemple : dans la douche, dos au mur carrelé, vous êtes assis… sans chaise, 3 minutes. La belle précise « ne tombez pas ! ». Si vous chutez et, qu’au mieux, vous vous cassez un os, vous voyez la suite. Idem pour les triples saltos, les roulades, le poirier et autres acrobaties☺.

Sur ce mes braves gens, reposez-vous bien !

Paulette

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Bonjour mes gens,

Le confinement présente de bons côtés.

Un principalement pour moi, je ne vois plus : les grincheux, les égoïstes, les mesquins, les aigris, les tire-au-flancs, les tout tout-de-suite pour le plaisir, l’argent, etc. Certes, chacun de nous contient, peu ou prou, ces ingrédients. Nature humaine oblige.

Cependant, ceux là même que j’estime atteints au plus haut degré (bruyants, bêtes, méchants) vont bien, me semble- t’-il.

Si vous les repérez, passez au large me direz-vous, vous avez raison.

Sauf si, près de chez soi, ils envahissent, de nuit comme de jour, votre espace sonore et mental par : leurs cris, leur sempiternelle musique de boite à rythme, leurs paroles insultantes, racistes, creuses.

Alors, confinés ou pas, soyez heureux de ne pas habiter dans les parages de ces ostrogots.

Courage mes gens

Bises virtuelles

Paulette

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Médor, Rex, Rintintin, et les autres

 
Ayez une pensée pour nous les toutous,qui en ces temps difficiles
subissons de plein fouet les contraintes du confinement …
Certes me direz vous, nous ne sommes pas les plus à plaindre et vous avez bien d’autres chats à fouetter!!!!
Mais nous vous le disons en ce moment notre vie n’est pas facile!!
Les plus chanceux d’entre nous,ceux qui ont un jardin ou jardinet peuvent sortir à volonté mais les autres! Quelques minutes pour les sorties réglementaires et nécessaires à leur hygiène de vie,et
ceux qui ont un maitre frileux  se contenteront d’un allez retour au pas de course au pied de l’immeuble-
que dire de ceux dont le propriétaire malade est contraint de devoir attendre au pied de l’alité,qu’une bonne âme vienne pour le sortir se soulager-
Je ne doute pas qu’à l’issue de ce confinement prolongé certains y laisseront des poils!! et présenteront des troubles urinaires,des signes d’urticaire,de prise de poids et d’autres traumas-
Dors et déjà à l’issue du confinement, nous comptons sur vous, amis vétérinaires!
Laure
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C’est pas drôle, c’est pas gai

On voudrait s’aérer

Etre au bord de la mer,

Et ramasser des praires,

Regarder les tadornes,

Cueillir les salicornes.

Sentir l’air iodé,

Pouvoir dialoguer

Mais nous sommes confinés

Aux logements, assignés.

La famille, les copains,

Paraissent bien lointains.

Sans nos activités,

Il nous faut cogiter

Faire du sport cérébral

Pour garder le moral

Pour affronter demain

Un huis clos inhumain.

Nous sommes bien confinés

Aux logements assignés.

Regarder le ciel bleu,

S’en mettre plein les yeux,

Imaginer la vie,

Les rêves inassouvis,

Et retomber sur terre

Dans cette vie austère

Où on gère son ennui

Jusqu’au bout de la nuit

Car nous sommes confinés

Aux logements assignés.

Martine

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Bonjour Paulette

Je suis contente que vous ayez vu ma lettre et que vous ayez pris la peine d’y répondre. Ça doit être drôlement beau chez vous avec tout ce que vous avez fait.

Moi, je me suis contentée de laver mes carreaux ce qui me donne l’impression d’avoir lavé les fleurs du jardin voisin.

Je vous souhaite une bonne fin de journée dans un confinement coloré.

Mauricette

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Sur le papier russe

Pendant le confinement, je m’ennuie. Je me suis assise sur un fauteuil devant mon bureau. Là, je prends un papier russe, ma plume d’oie et mon encre arc en ciel. Je commence à écrire et à rêver d’une table en cristal ornée de pierres de précieuses, du jade. Sur cette table je vois des plats ovales, transparents, décorés d’un fil d’or.

Par la fenêtre, j’observe les oiseaux du jardin qui cueillent dans les roses jaunes d’or, des graines de couscous en forme de perles fines pour les mettre dans les plats ovales pour le bal de printemps.

Nathalie.

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A tous mes gens,
Petit coup de mou.
Hier pas de poisson d’avril rigolo, mais je me réserve pour la prochaine fois.
L’âme poétique de Mauricette, Laure et la gent canine, Martine qui veut revoir la mer, Nathalie
voyageuse dans son monde magique… autant de points de vue qui m’aèrent l’esprit.
Et vous ?
A quoi pensez-vous ?
Comment vous évadez-vous ?
Je vais commencer une liste de choses agréables à faire d’ici la fin de l’année.
Et vous ?
A plus mes gens.

Paulette.

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Si la graine de couscous rentrait dans le blé,

Les oiseaux, les poissons dans l’œuf,

Et l’humain là où il est né,

Si on pouvait faire un monde neuf

Sur des bases plus rondes,

Sans ces ennuis immondes,

Où l’avenir s’écrirait en lettre dorées,

Où les rêves seraient réalité

Les étoiles des phares,

Loin des voisins criards

Si on pouvait faire un monde

Sur des bases plus rondes

Martine

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Coucou mes gens,

Je vais pique-niquer. Temps radieux ou nuageux, la pluie ou le vent,  rien ne m’arrêtera.

Je prépare le pain de mie, un morceau de fromage, mes carottes débitées en bâtonnets, un œuf dur, de l’eau, yaourt et pomme, enfin, petites douceurs de fin de repas : madeleine et carré de chocolat.

J’emporte mon panier sur ma couverture, au beau milieu du salon, afin de visionner le jeu télé.

Je me souviens. En 1992 (lors de la réhabilitation du logement par le bailleur) mon mari travaillait ; je me suis retrouvée coincée avec nos trois jeunes enfants et enceinte de notre quatrième bébé, dans la chaleur d’août, au dernier étage sans ascenseur de notre immeuble, dans une seule pièce. Les ouvriers œuvraient dans les autres.

Il a fallu faire preuve d’imagination pour distraire les petits. Le pique-nique en chambre a alors vu le jour et remporté un franc succès.

Bonne journée mes gens.

Paulette

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22ème jour de confinement

Ce matin au réveil je me suis dit : Si tu faisais des masques ? Hier au journal ils disaient qu’à la sortie du confinement le port du masque serait peut être obligatoire. N’étant pas dans le médical,  je n’en ai trouvé nulle part, ça ne me dérangeait pas outre mesure puisque ma fille me fait toutes mes courses et les courses dans le quartier je suis à 20 m de la boucherie et de la boulangerie.

Je sors mon matériel, mais où est donc la pédale de la surjeteuse ? C’est sûr elle est dans l’armoire, je regarde deux fois, trois fois en me disant : c’est  blanc et pas petit je devrais la trouver, en désespoir de cause je commence à refermer l’armoire et j’aperçois un truc, ben oui c’est la pédale de machine, seulement elle est ….. noire.

N’ayant pas de modèle j’improvise et prend les mesures sur moi et  j’en fais un pour voir ce que ça donne. Ce n’est pas si mal que ça finalement. Je suis contente.  Seulement au moment de coudre les élastiques le fil de la machine casse. Pffff !!! Après bien des essais pour faire rentrer ce foutu fil dans ce foutu trou d’aiguille je m’énerve

–          Tu vas rentrer oui ou non !!!!

Bahia , ma minette me regarde avec commisération : Voilà qu’elle parle toute seule  maintenant a-t-elle l’air de penser…..

Miracle le fil rentre tout droit…. Voilà, il fallait que je m’énerve, la prochaine fois je commencerais par là. Je couds mon élastique et voilà mon masque fini.

Je suis contente, je n’ai pas perdu mon temps.

Marie France



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